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ONU : des voitures 2eme main ”dangereuses et polluantes” revendues en Afrique

Photo du rédacteur: AAAA

Un rapport onusien rappelle que l’importation, souvent non réglementée, de véhicules vieux et dangereux génère une pollution massive dans les villes du continent.

Pas de voitures indésirables pour l’Afrique

Les voitures déclassées des pays industrialisés aboutissent souvent en Afrique. Les véhicules peu sûrs y provoquent parfois des accidents mortels et polluent l’environnement avec leurs vieux moteurs. L’ONU veut maintenant résoudre ce problème avec des réglementations. Plusieurs pays africains se joignent au projet.

Les voitures d’occasion, un danger pour la transition écologique ? C’est l’avertissement que lance, ce lundi, le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) dans un rapport inédit. Le document compile en effet, pour la première fois, les données nationales de 146 pays. Ces véhicules, exportés par millions chaque année à destination des pays en développement, sont en majorité vieux, dangereux et polluants.

En outre, ce rapport révèle que les pays africains ont importé le plus grand nombre de véhicules d’occasion (40%) au cours de la période étudiée. Suivent des pays d’Europe orientale (24%), d’Asie-Pacifique (15%), du Moyen-Orient (12%) et d’Amérique latine (9%).


Ce n’est pas un secret:

Certaines de nos voitures d’occasion, ne correspondant plus aux critères d’achat en Europe connaissent une seconde vie dans les marchés émergeants, en Afrique principalement. Une pratique dangereuse et polluante selon l’ONU qui prône une réglementation plus stricte.

En Afrique, il apparaît ainsi que seuls quelques pays ont pris des mesures fortes pour contrôler ce marché en pleine expansion. Le Maroc autorise uniquement les véhicules de moins de cinq ans. Et ceux répondant à l’EURO4 Norme européenne d’émission des véhicules. En conséquence, il ne reçoit que des véhicules d’occasion relativement avancés et propres en provenance d’Europe.

De 2015 à 2018, plus de la moitié des véhicules d’occasion exportés au niveau mondial le sont depuis l’Europe occidentale (3 millions par an) vers les Pays de l’Est, le Nigéria ou la Libye principalement. Les États-Unis privilégient le Mexique et les Émirats-arabes-unis quand le Japon exporte vers le Moyen-Orient et l’Afrique Australe.

La vétusté de l’âge

Si la démarche d’approvisionner des pays moins nantis avec des véhicules de seconde main n’a rien de répréhensible en soi, le PNUE pointe du doigt l’âge élevé et la vétusté des voitures exportées. En 2019, lors d’une évaluation du parc en attente au port d’Amsterdam, plaque tournante européenne de ce marché, l’âge moyen des voitures était de 18 ans, plus de 9 sur 10 émargeant à la norme Euro 3 ou antérieure, quand certains n’étaient simplement plus fonctionnels ou avaient leur pot catalytique coupé pour autoriser l’utilisation de carburant moins raffiné et plus polluant.

Un âge avancé pour des véhicules qui ne présentent, dès lors, plus des caractéristiques sécuritaires – résistance et absorption des chocs, équipements de sécurité, usure de pièces structurelles, etc. – et environnementales en phase avec les objectifs actuels. Inonder des marchés émergents avec des véhicules dépassés ne rend ni service aux pays concernés, ni à l’environnement. Et ce constat pourrait encore empirer avec la Chine qui autorise désormais également ce type d’exports.


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